À l'heure actuelle des touristes tant français qu'étrangers visitent la crypte qui abrite le four crématoire qui fonctionnait au Camp de Concentration de THIL. Cette crypte domine les prés sur lesquels était érigé ce camp administré et surveillé par des SS. Il était protégé des regards indiscrets par des écrans et obstacles naturels. De nombreuses demandes de renseignements, émises par des particuliers et relatives à ce camp proviennent à la mairie de Thil. Des écoliers et étudiants tant français que luxembourgeois accompagnés de leurs professeurs, viennent écouter attentivement, en ces lieux de souffrances, les explications du guide bénévole. Tous les ans la municipalité de Thil invite, les associations patriotiques de la commune et des environs, à participer à la commémoration organisée en souvenir de l'évacuation du camp. Des anciens déportés ici à Thil, viennent en pélerinage se recueillir sur les lieux mêmes de leurs souffrances. Hélas ils se font de plus en plus rares. Ils arrivaient d'Israel, d'Amérique, de Russie mais aussi de France et du Luxembourg.

Le Camp de Thil sera officiellement reconnu le 15.12.1949 comme : CAMP DE CONCENTRATION annexe du Struthof.

A partir du 16.08.1984, la crypte et le périmètre qui l'entoure seront entretenus par les soins des services spécialisés de l'Etat, chargés des Nécropoles.

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Dès Juillet 1949 le "International Tracing Service" à Arolsen (Service de la Croix-Rouge) signale : Longwy CC Kdo. de Natzweiler travaillant pour Deutsche Erzwerke A.G. (anciens détenus à Natzweiler) mentionnés les 14 et 24.07.1944 à Longwy-Thil (certificats de décès)".

En mars 1951, ce même service dans un supplément rapporte : Longwy-Thil = Add. Kdo. de Natzweiler première mention le 10.05.1944, une moyenne de 800 prisonniers mécaniciens-techniciens - Firme AEG jusqu'à septembre 1944, transférés à Dernau et Kochendorf (anciens détenus)".
Celui de février 1969, mentionne : "Longwy-Thil (Meurthe-et-Moselle) France - ouverture 21.06.1944 (actes des C.C). Evacué le 1.9.1944 vers Kdos. Kochendorf (actes des C.C.).
 

Employeurs :
Firma Eisenrieth
Firma Minette GmbH.
Firma A.E.G. (Allgemeine Elektrizitäts Gesellschaft)
Firma Buttler
Firma Kronibus

 

Eisenbergwerke
Firma Acier
Firma Monot
Henel de Paris

À la page 205 on y trouve Audun-le-Tiche dont les détenus des déportés travaillaient également pour la Firme Minette G.m.b.H.

Ce CAMP DE THIL fut le seul camp d'extermination par le travail situé sur le sol français, où a existé et fonctionné un four crématoire érigé en territoire non annexé par les nazis.

Situé dans le département de Meurthe-et-Moselle il était compris dans cette "zone rouge" créée arbitrairement par l'occupant dès 1940. Il se trouvait proche de la Belgique, du Luxembourg et voisin de la Moselle qui fut annexée, tout comme l'Alsace, par les nazis dès mai 1940. Cette région industrielle était dès lors administrée par un "Generalbeauftragte" qui était responsable pour les mines de fer pour le Luxembourg et Longwy dont le Groupe I (Longwy) était dirigé par un nommé Binstock.


Table
| Le KDO. de THIL | Ici il s'est passé quelque chose | Evolution du nom |
| Le service de l'armement de Nancy | Pourquoi le choix de Thil |
| Les effectifs | Les Disparus | Témoingnages | Les moyens | Destruction
| Série de photos de l'usine | "Visit to underground - V1 Manufacturing plant" |
| "Anlage Brunhilde" | L'accord Volkswagen-Peugeot |
| Similitudes et relations entre Thil et Kochendorf |